Portrait – Francis Coquelin, itinéraire d’un talent brut arrivé à maturité

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Updated: septembre 5, 2015
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Francis Coquelin, c’est d’abord un enfant de Mayenne, formé du côté de l’AS du Bourny dans la banlieue de Laval.

C’est donc là-bas que l’aventure a commencé, sur la pelouse du Stade de la Croix des Landes où il a commencé à se faire remarquer, comme aime à le rappeler son ancien président Philippe Macé :

C’était un gamin discret, mais une fois sur le terrain, il n’avait pas besoin de parler. Il était déjà au-dessus du lot, il avait une qualité de passes énorme. Même s’il était un petit peu en surpoids, il compensait par des transversales de 25-30 mètres à 13 ans. Et au-delà de la technique, c’était déjà un chien une fois les pieds sur la pelouse…

Comme tous les meilleurs joueurs de la région, les portes du Stade Lavallois s’ouvrent à lui. Il rejoint donc les Tangos en compagnie de son coach au Bourny, Régis Buron.

L’exil pour continuer à grandir

Pris sous son aile, le petit grandit et s’impose comme le meilleur joueur du centre de formation lavallois.

Le temps d’un tournoi de jeunes à Clairefontaine, il se fait repérer et impressionne les recruteurs, notamment grâce a sa vision du jeu et à sa qualité de passes.

Gilles Grimandi, le scout envoyé en France pour dénicher les futurs talents en fait alors partie, et même si plusieurs clubs d’Europe viennent sonner au portillon du gamin, c’est Arsenal qui remporte la mise.

Coquelin devient officiellement un Gunner après un essai fructueux du côté de Shenley, le centre d’entraînement des londoniens.

Mais la concurrence est rude à son poste, Fabregas, Diaby et Alex Song sont déjà en équipe première. Quelques apparitions par-ci par-là mais pour avoir plus de temps de jeu, il doit être prêté.

Des prêts nécessaires

La Bretagne, ça vous gagne

C’est comme ça qu’il arrive à Lorient, tout juste auréolé de son titre de champion d’Europe U19, remporté aux côtés de Lacazette, Griezmann ou Grenier.

Exilé sur le côté droit, le joueur prend part à 24 matchs, joue juste et a un rôle prépondérant dans la bonne saison du FC Lorient. Mais à son retour, il est encore trop inexpérimenté.

Pourtant, Wenger le lance titulaire pour le choc de la rentrée face à Manchester United. Résultat, 8-2 pour Manchester, une débâcle qui pousse Arsène à de nouveau le prêter pour qu’il puisse progresser loin de Londres.

Au tour de l’Allemagne et de Fribourg en 2013

Expérience pas follichone, mais utile. À l’image de son tempérament, le début de saison tourne vite au cauchemar : il est exclu pour deux cartons jaunes reçus en 90 secondes et reçoit les railleries de la presse.

Le jeune talent doit apprendre à se contenir, à mesurer son engagement, ces mêmes qualités qui peuvent le faire dégoupiller dans un match.

Il prend part à 24 matchs toutes compétitions confondues, pour une saison compliquée, cantonné à un couloir droit qu’il n’apprécie pas plus que ça.

Mais il revient à Londres avec un nouvel état d’esprit.

Le retour en Angleterre

En bon formateur, Wenger sent le joueur plus concerné, proche de son meilleur niveau et il ne lui manque qu’un petit quelque chose pour être prêt en Premier League.

Prochaine étape, il est envoyé en Championship à Charlton histoire de l’habituer aux joutes anglaises.

Problème, Arsenal déchante en championnat et voit la liste de ses joueurs disponibles fondre comme neige au soleil.

Ramsey, Arteta, Diaby, Rosický, Özil et Jack Wilshere, la liste est longue comme le bras, pour le même résultat : tous blessés.

Le 12 décembre 2014, l’opportunité

Rappelé en urgence afin de compléter l’effectif, il est promu titulaire et saisit sa chance : dans l’axe, il accumule les bonnes performances.

Dès lors, il ne quittera plus le onze de Wenger et finira par s’approprier l’axe du milieu de terrain, sa zone de jeu préférentielle.

Ratisseur, organisateur, récupérateur, c’est le métronome d’Arsenal. 24 ans désormais, l’âge de la maturité pour ce lavallois qui vient de déclarer que l’Euro 2016 en France était un objectif pour lui :

Faire partie de l’équipe serait surprenant, mais il y a des tas de choses à faire avant et la chose la plus importante c’est Arsenal. Ce serait incroyable. J’ai remporté l’Euro des U19, et c’était déjà quelque chose d’incroyable. Gagner l’Euro avec l’équipe nationale serait encore plus fou. Si je suis performant ici, peut-être que j’aurais une chance de jouer pour la France.

À ce rythme là, s’en priver à un poste peu pourvu en France serait presque synonyme d’hérésie.

Alors Didier, s’il te plaît, jette un œil aux oubliés de l’équipe de France, qui sait, tu pourrais bien avoir quelques révélations !

Pour terminer, une vraie belle vidéo que je vous conseille à tous :


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