Portrait – Mais qui est vraiment Michel, le nouvel entraîneur de l’OM ?

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Updated: août 20, 2015
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José Miguel González Martín del Campo. Avouez quand même que « Michel » (prononcé Mitchel) c’est plus sympa !

Fraîchement nommé entraîneur de l’Olympique de Marseille, nous venons de voir que les avis sur sa nomination pleuvent.

Mais qui est-il vraiment ?

Un footballeur d’exception

Né en 1963 à Madrid, Michel est un des rares jeunes de la Castilla à percer en équipe première au point d’en devenir un tauliers.

Il intègre le centre de formation à 13 ans et ne quitte plus le club jusqu’en 1996. Autrement dit, il passe 23 ans au Real Madrid.

De quoi étoffer son palmarès… Six championnats d’Espagne (dont cinq de suite de 1986 à 1990), trois coupes nationales, deux coupes UEFA.

Et l’appartenance à un groupe de cinq joueurs estampillés Madrid, tous sortis du centre de formation du Real.

La « Quinta del Buitre »

Emilio Butragueño, Miguel Pardeza, Manolo Sanchís, Rafael Martín Vázquez et donc, Míchel.

Lancés dans le grand bain par l’illustre Alfredo di Stefano (double ballon d’or), cette génération dorée mène le Real au sommet du football espagnol à la fin des années 1980.

Michel est le dernier à percer mais qu’importe, le talent et l’élégance sont là.

Résultat, entre 1985 et 1994, il ne dispute jamais moins de 31 matchs avec le maillot de la Casa Blanca.

Milieu offensif droit, sa qualité de passe et de centre est merveilleuse. Et il n’est pas maladroit devant le but, loin de là, en atteste ses 128 buts en 559 matchs.

Michel, l’entraîneur

Huit années après avoir mis fin à sa carrière de joueur, il débute celle d’entraîneur.

Il commence au Rayo Vallecano mais revient vite chez lui, au Real, pour s’occuper de la Castilla.

Mis à l’écart après la descente de la réserve en 3e division, il rebondit deux ans plus tard à Getafe.

La belle aventure Getafe

Club de la banlieue madrilène, il signe fin avril pour remplacer Victor Munoz et parvient à sauver le club de la relégation.

Avec un jeu chatoyant et très agréable à regarder, il termine sixième du championnat espagnol la saison suivante, soit la meilleure saison de l’histoire du club.

La troisième année est moins bonne et il quitte le club à la fin de la saison 2011.

Après le mercato d’hiver, il signe au FC Séville en 2012 en remplacement de Marcelino mais est limogé un an plus tard suite aux mauvais résultats du club andalou.

Le Pirée, pour garnir sa vitrine à trophées

Il rebondit alors en Grèce du côté de l’Olympiakos où il se forge son palmarès en tant qu’entraîneur.

Deux fois champion de Grèce, il réalise le doublé dès sa première saison en remportant aussi la coupe nationale.

La seconde année, il amène le club jusqu’en huitième de finale de la Ligue des Champions où il passe tout près d’éliminer Manchester United après avoir remporté le match aller 2-0.

Lors de la phase de poule, il affronte notamment le Paris Saint Germain contre lequel il perd 2-1 au Pirée et 4-1 au Parc, non sans avoir mis en difficulté les joueurs parisiens.

Son style

Très exigent avec ses joueurs, il place le professionnalisme et le sérieux aux premières places de ses priorités. L’entraîneur décide et le joueur doit agir.

On peut légitimement penser que toutes ces années au Real lui ont amené à penser que le club est plus important que tout.

Pour ce qui est du jeu, en bon espagnol, il est un adepte du redoublement de passes et de la possession. Sans pour autant négliger le replacement défensif.

Amoureux du 4-2-3-1, il aime confier les rênes de son équipe à numéro 10 à l’ancienne comme il l’a expliqué dans une interview pour Sofoot :

L’importance du 10 dans l’histoire du football est fondamentale. Excepté Cruijff, tous les joueurs qui font que ce sport soit le plus populaire du monde portent ce numéro : Zidane, Platini, Maradona, Pelé… Si on aime ce jeu, c’est avant tout grâce à eux. […] Les 10 ont toujours été des footballeurs cérébraux. Ils ont le spectacle dans leur tête, ils amusent les stades et donnent vie à la circulation du ballon. Ce sont des références : c’est très rare de voir un joueur porter le 10 et avoir les pieds carrés.

Bon problème, personne a du le prévenir mais cette année, le numéro 10 de l’OM, c’est Lassana Diarra

Plaisanterie mise à part, c’est aussi un excellent formateur, comme le souligne Pierre Issa pour La Provence :

Il aime les jeunes. C’est aussi et surtout un homme capable de transcender son équipe dans les grands rendez-vous, notamment européens. Il sait gérer la pression médiatique, la ferveur des supporters, telles qu’il les a connues à Olympiakos et qu’il avait vécues aussi au Real Madrid

Conclusion

Il a tout du bon choix pour l’OM, et ce n’est pas pour rien si la majeure partie des acteurs du foot entendu sur le sujet sont de cet avis.

Maintenant, il hérite d’un groupe meurtri par les départs de ces cadres, avec des joueurs qu’il n’a pas choisi.

Compliqué, mais pas insurmontable.

Quoiqu’il en soit, on peut d’ores et déjà donner à Nicolas Vilas la palme du meilleur tweet concernant son arrivée !

Et comme on est quand même des gentleman, on lui laissera le mot de la fin, qui devrait ravir plusieurs supporters de l’OM, mais commencer à inquiéter Brice Dja Djedje ou Alaixys Romao…

Aujourd’hui, le football va de plus en plus vite, mais qui gagne des titres ? Ceux qui traitent bien le ballon, pas ceux qui sautent le plus haut ou qui court le plus vite.


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