OM/PSG : Analyse croisée des deux performances de la 16ème journée

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Updated: décembre 4, 2014
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La lutte pour le titre risque cette année de durer quelque temps si l’OM maintient son niveau de jeu tant les deux équipes semblent proches. Évidemment, pour le PSG, c’était attendu et la »perception » du jeu est beaucoup moins positive que celle de Marseille. L’impact, la volonté de gagner, de se donner à fond, un entraîneur qui a la mainmise sur son équipe, voilà d’ailleurs ce qui manque en ce moment à l’équipe parisienne. Le talent, la technique, la capacité à faire la différence sur un exploit personnel, là, on cible plutôt les faiblesses marseillaises.

L’OM jouait une nouvelle fois avant le PSG ce mardi, avec le déplacement à Lorient sur son fameux terrain synthétique. Une équipe lorientaise qui recommence à bien jouer au football, avec un nouveau milieu de terrain, une bonne ressortie de balle symbolisée par Mesloub. Mais cette équipe reste seizième du championnat. Le début de match est plutôt équilibré, Marseille joue vers l’avant et Lorient est bien en place et se projette vite. Puis tout change en l’espace de quelques minutes. Payet d’abord, enroule sa frappe dans la lucarne de Lecomte puis Jeannot obtient un penalty transformé par l’ancien de la maison OM, Jordan Ayew.

1-1 à la mi-temps, ça semble mérité pour deux équipes qui jouent. La seconde période débute et on sent que les phocéens veulent hausser le rythme, ils se montrent d’entrée plus pressants mais leur manque d’efficacité est criant. Gignac me semble un peu moins bien ces derniers temps et sur les occasions qu’il a, il doit au moins en mettre une. Lorient sauve deux fois sur sa ligne, Mendy et Fanni ne cadrent pas. Lorient fait le dos rond jusqu’au bout et tient son point du match nul, Marseille s’en contentera.

Le PSG avait donc l’occasion de reprendre la première place en se déplaçant à Lille dans son nouveau stade. Une équipe lilloise en plein doute, qui restait sur cinq défaites en six matchs. Après une chaude première alerte qui voit Balmont frappé sur la barre après deux arrêts de Sirigu dans la première minute, le PSG reprend le contrôle du match mais à l’image de ces derniers matchs, ne semble pas vouloir faire trop d’efforts. Comme si le match contre le Barça occupait tous les esprits. Quelques actions de grande classe, stoppées par Enyeama ou gâchées par Cavani qui se rattrape à la demi heure de jeu pour ouvrir le score sur un centre de Lavezzi. Juste avant la mi-temps, Lille égalise sur une erreur de Sirigu.

Les similitudes entre les deux matchs sautent déjà aux yeux. Une équipe qui domine à l’extérieur, qui ouvre le score aux alentours de la trentième minute, et se fait rejoindre sur une erreur de son gardien.

La deuxième mi-temps commence et on se dirige tout droit vers le match nul, Paris ne semble pas avoir envie de pousser plus que ça et se contente d’espérer un exploit. Le moment choisi par Laurent Blanc pour effectuer ses remplacements. Quelle surprise, c’est pareil à tous les matchs. Quand Bielsa choisit de faire rentrer Batshuayi – à la place d’un Barrada toujours aussi peu à l’aise à droite – qui vient se placer en pointe avec Gignac sur le côté, ça donne un peu plus de vitesse dans le jeu, et des occasions plus dangereuses. Changement offensif, compréhensible et qui donne de l’allant à son équipe.

Le coach parisien décide de sortir Lavezzi, comme toujours, celui-ci étant pourtant crédité d’un bon match et l’un des rares à offrir des solutions. Il fait rentrer Verratti pour le retour du virtuose italien, on se dit que le PSG veut garder le ballon et retrouver ses classiques avec le trio Matuidi Motta Verratti. Pourquoi pas. L’aberration survient dix minutes plus tard quand Matuidi sort pour laisser sa place à Bahebeck. Comment peut-on penser faire la différence avec Bahebeck qui peine à être titulaire avec l’équipe de France Espoirs plutôt qu’avec Lavezzi qui a joué titulaire la finale de la coupe du monde avec l’Argentine? Il ne se passe plus rien dans le dernier quart d’heure et Paris se contente de son match nul.

Regardons maintenant la feuille de stats de ces deux équipes :

Stats OMStats PSG

Il y a plus que des similitudes vous ne trouvez pas? Alors pourquoi l’impression laissée par ces deux équipes n’est en rien semblable?

Je pense que le coach y est pour beaucoup. La dévotion d’un groupe pour son entraîneur, le respect de ses consignes et l’humilité face à ses choix est primordiale. Quand Bielsa parle, Bielsa est écouté. Laurent Blanc n’a pas la même approche, la même culture tactique ni la même aura, ni le même charisme. Mais à sa décharge, Bielsa était le sauveur avant d’arriver quand Blanc n’était que le huitième choix des dirigeants parisiens. Bielsa est l’entraîneur et contrôle son complètement son groupe quand Blanc a les mains liées par Nasser Al Khelaifi, qui fait bien plus figure de patron dans le groupe. De plus, Bielsa dirige des jeunes joueurs ou des bons joueurs de Ligue 1 quand Blanc dirige des stars. Ce n’est définitivement pas le même métier.


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