Bilan J13 : Un choc qui tient toutes ses promesses et le PSG qui continue d’avancer

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Updated: novembre 10, 2014
verratti pendant le Classico PSG OM au parc des princes

Après le match opposant Lyon et Marseille il y a deux semaines, c’était donc au tour du club parisien de recevoir l’équipe qui impressionne en ce début de saison, l’OM de Bielsa. Tout autre résultat qu’une victoire serait perçu comme une mauvaise opération du côté parisien tandis que Marseille pourrait mathématiquement se contenter d’un match nul. Combien d’entraîneurs auraient privilégiés la défense de ce point acquis au coup d’envoi pour préserver l’écart entre les deux équipes? Mais cet OM là est différent, cet entraîneur là est différent.

Le début du match est à l’avantage des marseillais, un pressing très haut qui gène considérablement les parisiens. Gignac place un coup de tête sur la barre, la frappe d’Alessandrini flirte avec le poteau et les parisiens ont du mal à ressortir le ballon. Verratti décide alors de prendre en main la première relance, au prix de dribbles plutôt osés et risqués. Mais c’est 9 fois sur 10 réussis, et 8 fois sur 10 vers l’avant. Au bout de vingt bonnes minutes, la supériorité technique des parisiens commencent à se faire sentir et à la 38ème, suite à une très belle action collective initié par une prise de risque de Tiago Silva que le PSG prend l’avantage par Lucas. Sur le coup, Mendy est coupable de ne pas attaquer son ballon et est devancé par le brésilien.

1-0 pour le PSG à la mi-temps, Marseille peut s’en vouloir, mais l’efficacité, la réussite et le talent sont du côté parisien. La deuxième mi-temps du PSG me rappelle les matchs du PSG sous Ancelotti, où le bloc équipe est plus bas et se projette vite vers l’avant. Hormis une relance ratée de Sirigu dans les pieds de Gignac, qui manque son lob, l’OM ne se crée plus d’occasions. Alors quand M. Turpin décide d’exclure Imbula, le match est terminé. Cavani, sur un énième contre initié par le revenant Ibrahimovic, clôt le score d’une belle tête. 2-0, score final, le PSG montre une fois de plus que, quand il décide de se mettre dans des conditions optimales, il est difficile voir impossible à arrêter. Invaincu depuis désormais 19 matchs, le PSG reste sur six victoires consécutives toutes compétitions confondues et se rapproche donc à une petite longueur de son adversaire du soir.

Plus tôt dans la journée, on avait pu assister à la nouvelle victoire des lyonnais, la cinquième de suite face à des guingampais valeureux mais pour qui l’Europa League semble être un poids considérable. Perdre à Lyon n’a rien d’alarmant et le match joué était d’ailleurs plutôt agréable, mais comme après chaque journée de Coupe d’Europe, Guingamp tarde à rentrer dans son match, et était mené 2-0 au bout de 20 minutes grâce une nouvelle fois à la paire Lacazette-Fekir. La deuxième mi-temps fut quand même beaucoup plus compliquée pour les lyonnais mais cette équipe aime marquer des buts, et le retour de Grenier devrait apporter encore un peu plus de technique au milieu.

Le voisin stéphanois recevait quant à lui Monaco pour un duel d’européens qui n’a pas vraiment tenu ses promesses. Pas mal d’engagements, beaucoup de déchets techniques, ces deux équipes semblent vraiment avoir du mal à lancer leur saison. Sans Ferreira Carrasco ni Berbatov, et je rajouterais même avec Lacina Traoré, c’est encore plus compliqué!

Ah, et puis le match des nostalgiques : Reims qui accueillait Lille dans un match qui fut autrefois un choc de notre championnat, quand Jean Vincent s’efforçait de répondre à Raymond Kopa avant de terminer tous les deux sous le maillot champenois…  Nostalgie quand tu nous tiens. 90 minutes plus tard, les rémois s’imposaient sur le score de 2-0, avec en prime, un bon Enyama, c’est vous dire à quel point les lillois semblent dépassés cette année, eux qui alignent un huitième match consécutif toutes compétitions confondues sans victoire. Réduits à 10 après l’expulsion de Sébastien Corchia, je vous laisse le soin de découvrir ce qu’a pu dire René Girard à la fin du match…

Toujours est-il qu’on a encore vu une journée sans 0-0! Les équipes commencent à se dire qu’il vaut peut-être mieux engranger des points le plus rapidement possible plutôt que de lutter jusqu’au bout. Pour ce qui est des matchs du samedi, gros coup de cœur pour des nantais qui confirment. Le déplacement à Caen ne s’annonçait pas simple et on a vu un vrai beau match de foot avec deux équipes volontaires, et un Jordan Veretout qui continue à aligner les belles prestations.

Pour ce qui est des autres matchs, Bordeaux gagne à Lens et consolide sa place dans le quinté de tête, mais on retiendra surtout les larmes de Sagnol après le deuxième but de Diabaté qui vient avec ses partenaires le prendre dans ses bras.

Pour le reste, à noter la victoire de Bastia après l’éviction de Claude Makélélé face à Montpellier,  Toulouse qui se reprend enfin en dominant le promu Messin avec un Ben Yedder retrouvé, et Evian Thonon qui sort la tête de l’eau (hoho) grâce à sa victoire contre Nice sur un coup franc de l’inévitable danois Daniel Wass. Enfin, vendredi soir, Rennes avait dominé Lorient dans un derby breton assez terne.

Mes tops de la journée :

  1. Marco Verratti : il prend une autre dimension cette année. Positionné devant la défense en l’absence de Thiago Motta, il a rayonné sur l’entre-jeu parisien, et les risques pris ont toujours été payant. Tout ça avec une gêne à l’adducteur. Et dire qu’il vient seulement d’avoir 22 ans.
  2. Jordan Veretout : encore un but et une passe décisive pour le symbole de cette équipe nantaise, volontaire et joueuse. Il est impliqué dans les sept derniers buts de son équipe (3 buts et 4 passes décisives.)
  3. Junior Tallo : peu utilisé avec Makélélé, il marque les deux buts de son équipe et confirme qu’il doit être l’attaquant titulaire à Bastia. Une belle revanche.

Mes flops de la journée :

  1. Divock Origi : si son début de saison était prometteur, son manque d’envie et d’implication dans le match à Reims était criant. Il n’a jamais su ou se placer et s’est fait remplacer à vingt minutes du terme.
  2. Benjamin Mendy : parce que son erreur coûte à l’OM l’ouverture du score. Trop attentiste devant Lucas, il n’attaque pas le ballon et le brésilien en profite. À ce niveau, ça ne pardonne pas.
  3. Lucas Barrios : depuis son arrivée, c’est 9 matchs titulaires, 0 but, 0 passe décisive. Le pari était risqué mais séduisant. Reste à savoir combien de temps Roland Courbis lui maintiendra sa confiance.

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