OL, ASSE : Deux matchs, deux destins.

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Updated: août 29, 2014
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Grosse soirée européenne hier à Geoffroy Guichard! Oui bon, ce n’est qu’un barrage d’Europa League contre un club turc inconnu où joue les anciens pensionnaires de Ligue 1 Samba Sow, Larrys Mabiala et Elliott Grandin… Certes.  Mais la joie affichée par le peuple vert, l’émotion de Dominique Rocheteau, le scénario du match, les tirs aux buts et la qualification en poche… Autant d’ingrédients qui laissaient présager une longue nuit du côté de Saint Etienne. Si on rajoute l’élimination du voisin et ennemi lyonnais quelques heures plus tôt, la soirée ne pouvait mieux se dérouler pour tous les supporters stéphanois.
À entendre la voix de l’entraîneur Christophe Galthier au micro de Beinsport ou en conférence de presse, on sentait que la tension avait été immense. Moqué et raillé l’an dernier (à juste titre) suite à leur élimination contre le très modeste club danois d’Esbjerg, une autre élimination face à un club turc de moindre calibre aurait été dramatique. À l’instar de l’équipe de France suite à son barrage face à l’Ukraine, c’est donc un mélange de joie et de soulagement face à la peur d’être ridicule qui prédominait hier soir. Et pourtant. Si la victoire au match retour est amplement méritée, on ne peut pas omettre les difficultés rencontrées par un des meilleurs clubs français actuels pour se défaire de ce club turc. Que ce fut dur! Néanmoins, l’ASSE a commencé le match par le bon bout en attaquant de toute part et en exerçant un pressing très haut pour vite marquer. Chose faîte au bout de 13 minutes de jeu, suite à un centre de Tabanou, Monnet Paquet reprenait de demi volée dans le petit filet adverse. Tout était donc relancé, Saint Etienne avait refait son retard et la soirée s’annonçait plutôt tranquille avec un gardien adverse qui ratait toutes ses sorties aériennes et ne donnait pas franchement une grande impression de sérénité. Quelques percées de Romain Hamouma, un raté de Max Alain Gradel puis… Plus rien dans le temps règlementaire. Les prolongations, avec la fatigue physique, ont permis aux deux clubs d’avoir plus d’espaces, et c’est Saint Etienne qui se montrait le plus dangereux : Ricky Van Wolfswinkel ratait un face à face après avoir fait le crochet de trop, Tabanou reprenait un centre de volée bien au dessus de la cage et à la 118ème minute, le gardien turc ratait sa sortie sur un corner et le ballon finissait sur le poteau. Mais c’était tout, dans un match plutôt fermé. Le dernier 4ème de Ligue 1 n’était pas parvenu à se défaire du dernier 7ème de Turquie. Inquiétant quant au niveau du championnat de France?
Plus inquiétant encore, l’élimination de l’Olympique Lyonnais, fidèle au rendez vous européen depuis 17 ans. Le nom de son bourreau? Le FC Astra Giurgiu, club roumain dont ce sera la première participation à une compétition européenne (ils s’étaient faits éliminer au même stade l’an dernier par le Maccabi Haïfa). Au delà du danger que représente cette élimination pour l’indice Uefa, c’est le troisième budget de France qui se fait éliminer par un club totalement inconnu. Les blessés? Pas une excuse à ce stade là. L’envie? Malheureusement elle y était, et c’est ce qui rend l’élimination encore plus dure à avaler. Enfin, pour couronner le tout, la réaction de Jean Michel Aulas qui s’est fendu de quelques tweets qui laissent sous entendre que cette élimination n’est pas si malvenue :

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Lui qui vantait les mérites de son OL toujours là pour relever l’indice UEFA et sauver la face du championnat de France grâce à ses bons parcours européen (avec raison!), lui qui clamait haut et fort ses envies de représenter les autres clubs français, il ne trouve cette fois ci rien de mieux que de justifier cet accroc, pointer du doigt un de ses joueurs (qu’il nommera plus tard sur OLTV, Gaël Danic) et chanter le même refrain que ces prédécesseurs. Une bien belle opération de communication, comme à son habitude. De toute façon avec l’OL, on sait à quoi s’en tenir, il faut dorénavant attendre le Grand Stade et OL Land pour espérer des lendemains meilleurs.
Toujours est-il que l’on souhaite évidemment bonne chance aux trois clubs français engagés en Europa League cette année, et qu’ils se rendent enfin compte que cette compétition compte, tant au niveau sportif que financier. Si les revenus liés aux droits TV ne sont pas à la hauteur de la Ligue des Champions, l’exposition des joueurs à la face des autres clubs permet une possible bonne revente, et quand on voit l’émotion générée par ses matchs qui font figure de véritable aventure pour les supporters et pour les joueurs qui la joue, on est quand même en droit de se demander comment on a pu pendant aussi longtemps du côté des présidents de club faire passer le championnat de France avant. Surtout dans un pays qui n’a gagné que deux coupes d’Europe dans toute son histoire. Qui a dit que la France était un pays hautain, fier et outrecuidant?

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