Ligue des champions : Le PSG s’incline face au Barça, à quel point Laurent Blanc est-il responsable?

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Updated: décembre 11, 2014
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Le PSG attendait ce match de Ligue des Champions contre le FC Barcelone avec impatience et se disait être prêt à en découdre. Laurent Blanc avait même justifié des prestations indigentes en Ligue1 par cette perspective de jouer un match « décisif » au Camp Nou. C’est maintenant l’heure des comptes.

Que le PSG se qualifie dans ce groupe était plus qu’attendu, que le PSG finisse premier de sa poule était une sorte de palier franchis. Or, ils en sont toujours au même point : face à un plus gros, ça ne passe pas. C’est dans ces moments que le coach doit avoir son mot à dire, doit changer quelque chose pour faire évoluer son équipe différemment. On ne part pas au combat sans plan de bataille. Dès le début du match, on ne sait pas si le PSG attend le Barça où s’il joue en contre. Le premier but arrive un peu comme un cadeau du ciel même s’il conclue une belle phase de jeu parisienne. Seulement, le PSG n’a pas retenu la leçon du match aller et se fait égaliser dans la foulée.

Contrairement au premier match, c’est l’implication et la solidité défensive qui a fait défaut ce mercredi soir. À trop vouloir laisser venir le Barça, le PSG n’était plus à distance de marquage, ça s’est d’ailleurs vu sur le second but. Ni Tiago Silva ni David Luiz, qui le connaisse pourtant très bien, n’attaque Neymar qui prend le soin d’enrouler sa frappe dans le petit filet. À ce niveau là, ça ne pardonne pas. Pour le premier but? Tiago Silva apprécie mal la trajectoire du ballon et se fait prendre par Suarez dans son dos, et ne peut compter sur David Luiz pour rattraper son erreur, lui même étant pris de vitesse par Messi. Mais n’y a-t-il pas aussi dans ces « erreurs » individuelles une preuve du manque de plan de jeu au début de match?

Revenons-en maintenant au coaching à proprement parlé, aux choix faits par Laurent Blanc pour essayer de changer le cours du match. Car c’est aussi à ça que doit servir un entraîneur. Il dispose de joueurs d’un talent fou, et si l’un d’eux a éclairé le match, c’est bien Marco Verratti. Sûrement le match le plus accompli sous le maillot parisien pour le petit italien, c’est comme s’il bonifiait à lui tout seul tout le jeu d’une équipe. Il ressort proprement, il obtient des fautes quand il n’a plus de solutions, il ne dribble jamais pour rien, il voit le jeu. C’est le véritable meneur de cette équipe.

Ce mercredi, Laurent Blanc décide de le sortir à la 63éme minute pour faire rentrer Pastore, joueur qu’il affectionne particulièrement et dont il s’était passé au coup d’envoi. Changement offensif, « il  fallait prendre des risques » justifie-t-il en conférence de presse. Effectivement, et quel risque! Comment peut-on sortir le meilleur joueur d’une équipe alors qu’il reste une demi heure à jouer? Le PSG était en train de revenir dans le match, s’était procuré une énorme occasion par l’intermédiaire de Lucas et Cavani et une autre où Maxwell contrôle au lieu de frapper. Le PSG dominait.

Matuidi, aussi combatif soit-il, n’aurait-il pas eu mieux fait de rejoindre le banc à sa place? Ou même Motta, qui a semblé complètement dépassé les vingts dernières minutes et terriblement fatigué? Mais ce ne fut pas tout. Dix minutes plus tard, il décide de faire sortir Matuidi, pour mettre Lavezzi et ainsi complètement laisser à l’abandon tout le milieu de terrain, Motta ne répondant plus physiquement! Deux choix, deux mauvais choix, comme trop souvent pour l’entraîneur du PSG. Son changement tactique n’a consisté qu’à empiler les attaquants pour revenir au score avec pour conséquence principale, plus aucun équilibre et une équipe parisienne coupée en deux, ce dont a évidemment su profiter le Barça.

Il n’allait plus rien se passer dans les vingts dernières minutes de jeu, le troisième but barcelonais étant anecdotique tant les parisiens ne produisaient plus rien. Le PSG termine donc second de sa poule et a de grandes chances d’être dans la peau de l’outsider dès les huitièmes de finale. À moins que sa légendaire chance au tirage ne fasse une nouvelle fois des siennes…


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