Europa League : Saint-Etienne, symbole du niveau du foot français?

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Updated: décembre 11, 2014
Dnipropetrovsk, Saint Etienne, 11.12.2014

Saint-Étienne aura donc été le premier club français de la semaine à se faire éliminer de la Coupe d’Europe et le moins que l’on puisse dire, c’est que la qualification aurait été un petit hold-up à la vue du match. C’est à se demander s’ils n’espéraient pas se qualifier avec six matchs nuls tant les intentions de s’imposer semblaient encore bien loin des têtes stéphanoises. Or, justement, le discours tenu avant le prouve : la motivation était là, les titulaires étaient là (presque tous) et les joueurs voulaient s’imposer.

Le temps des excuses comme quoi les clubs français qui ne jouent pas l’Europa League à fond est révolu, il faut dorénavant se concentrer sur le réel niveau des équipes françaises! Qu’on se rende bien compte, ce soir, c’est l’élimination du quatrième de Ligue 1. Un quatrième de Ligue 1 qui restait sur trois victoires consécutives et huit matchs sans défaites en championnat, autrement dit, une équipe en forme. Inversement, Dnipropetrovsk reste sur cinq matchs sans victoire en championnat d’Ukraine. Le constat est donc simple, le quatrième de Ligue 1 n’est pas capable de battre le troisième du championnat d’Ukraine.

Certes, on peut rappeler le manque total d’expérience de Saint-Étienne dans cette compétition, mais malheureusement pour eux, et heureusement pour nous, de l’autre côté, l’En Avant Guingamp se démène pour arracher sa qualification! Les matchs sont plaisants, le cœur y est, la justesse technique pas toujours, mais l’ambition et l’envie de gagner suffit au bonheur des supporters. Alors quand en plus ça marche, que dire des stéphanois, incapables de battre un club azéri sur deux matchs et qui sort de cette compétition honteusement sans avoir remporté un seul match. Au moment où je vous écris, Guingamp tient le match nul 1-1 face au PAOK. Suspense.

Pour ceux qui veulent me rappeler l’occasion énorme de Monnet Paquet à 0-0 et ce triple raté, je leur réponds que c’est justement là que le bas blesse. C’est la seule occasion! Saint-Étienne s’est fait dominer pendant 90 minutes, et le score final tient du miracle, Ruffier n’y étant pas étranger. De toute façon, quand dans un match le meilleur joueur de l’équipe, c’est le gardien, tout est dit.

Alors faut-il y voir un réel déficit technique, ou psychologique? Le fait est qu’en football, la tête et les jambes sont nécessaires et surtout indissociables. Malheureusement, en France et comme ailleurs, on encense trop vite, trop tôt. Cela répond aussi à un besoin d’alimenter le quotidien. Là où pour ma part je trouve ça beaucoup plus inquiétant, c’est quand ça ne va pas : le constat pourrait tout aussi bien être proportionnel, mais non, les excuses sont légions en France et elles ne valent QU’EN France! Qui a dit qu’il était compliqué de jouer trois fois en une semaine? De recevoir deux matchs de suite? Que la priorité devait être le championnat? Que l’Europa League ne valait rien? Les excuses mises en avant sont toujours les mêmes, la fatigue, l’arbitrage, le budget, le terrain… Allez dire ça aux guingampais, tiens.. Eux au moins donnent tout ce qu’ils ont… (Mais, mais, mais quel but de Beauvue!!). Pire encore, le refus de s’ouvrir à ceux qui viennent d’ailleurs est tout bonnement scandaleux : Ancelotti, Leonardo, Jardim, Bielsa, tous le disent.

Mais nous, on préfère écouter le Canal Football Club ou les commentaires de Beinsports. Je vous rappellerai quand même que ce sont eux qui payent pour retransmettre notre football, alors imaginez les une seconde dire que le produit est avarié… pas bon pour le business!

 


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